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26/09/22
Article

Retour sur les finales avec risze

Les jeunes équipes qui ont faim, les playoffs remportés et la construction d’un projet sur le long terme : le capitaine et LIG des Wolves revient sur une saison très prolifique.

Retour sur les finales avec risze

Trois des équipes de ces finales de 6FL étaient issues des 6FC : qu’est-ce que ça t’inspire ?

Que la scène francophone a un bon vivier de joueurs et n’a pas à s’inquiéter. C’est plutôt encourageant pour la suite !

L’une des équipes de cette saison, plus que les autres, vous a donné du fil à retordre, aussi bien en saison régulière qu’en finale : 321 Sked Esport. Comment tu l’expliques ?

Pour revenir sur la première rencontre perdue face à eux, Villa était une très bonne map de leur côté. Étant donné qu’elle promeut un style de jeu très opportuniste et individualiste, ça a été un peu compliqué de les contrer avec peu d’infos sur certaines actions individuelles assez osées qu’ils ont réalisées. D’une part c’était gênant, mais il faut aussi dire qu’ils tirent très bien (Rires.) Et puis ils avaient avec eux le Tus (Kaktus, MVP de la saison dernière et ex-Vitality, NDLR) pour les guider sur certains plans de jeu, j’imagine. C’était sûrement la meilleure équipe de la ligue, avec nous, et ça ne m’a pas surpris que la finale ait été aussi difficile. Bien qu’on ait été en contrôle du match tout du long, ils ont su changer de rythme à des moments opportuns, et ça leur a donné de l’espace. Je pense sincèrement que si cette équipe arrive à jouer de manière un peu plus structurée et synchronisée, elle pourra prétendre à faire quelque chose en European League.

Tu penses que d’une manière ou d’une autre, Kaktus a pu lire dans votre jeu, vu que c’est l’un de vos anciens coéquipiers ?

Je ne pense pas. Il dira peut-être le contraire, mais notre équipe a beaucoup changé depuis qu’on l’a remplacé. Nous n’avons pas la même façon de jouer sur les maps ni les mêmes strats. Certes, je pense qu’il connait très bien les profils des joueurs qui composent notre équipe, mais je ne pense pas qu’il ait pu en tirer profit sur des shotcalls ou des choses de ce genre.

Finalement, tu remportes bel et bien ton 3ème titre de 6 French League et tu es le seul à avoir réalisé ça. Si tu devais faire un Top 3 de ces finales remportées, quel serait l’ordre ? Et pourquoi ?

Il faut le faire dans l’ordre. Je pense qu’avec Giants, à la PGW et avec un gros public, tu ne peux pas ne pas la placer en premier. Il y avait tout : l’ambiance, le niveau de notre équipe, l’équipe en face qui était notre rival (Vitality, NDLR). C’était la première édition d’une compétition en format league en France, donc c’était aussi quelque part très prestigieux pour l’époque. Ensuite, la deuxième serait celle avec Vitality, l’année dernière. Premièrement parce que c’était en LAN, là encore, et deuxièmement parce que l’équipe était également incroyable. Aussi, une fois de plus, on battait nos rivaux de la scène francophone, à savoir BDS. Enfin, je mettrais celle de cette année en troisième position, parce qu’on l’a jouée depuis chez nous et malheureusement soulever un trophée virtuellement à travers une caméra, ça ne me permet pas de la situer devant les autres (Rires.)

En interview de fin de tournoi, tu as dit que tu construisais quelque chose d’important avec ce groupe. C’est quoi ? Une sorte de transmission du savoir aux plus jeunes comme P4, Shiinka et Mowwwgli, à l’aide de BibooAF qui a déjà énormément d’expérience sur la scène mondiale, comme toi ? Ou c’est autre chose ?

Ce qu’on essaye de bâtir avec Robin (Robz, NDLR), depuis la deuxième itération de Vitality (arrivées de P4, Shiinka et Kaktus aux côtés de BibooAF et de risze début 2021, avant de migrer plus tard vers Wolves Esports, NDLR), c’est un groupe qui sera capable de se qualifier à un maximum d’événements, puis de les remporter. On était convaincus que ça ne se ferait pas en un an, donc on savait qu’en repartant de zéro il faudrait du temps. On a décidé d’essayer de refaire ce qu’on avait fait avec LeStream et Giants, mais en mieux. Le but étant de toujours développer de jeunes joueurs à haut potentiel, capables d’aller lever des titres. Aujourd’hui, je pense qu’on est bien monté en puissance, et il n’y a pas de raisons pour que ça ne continue pas. La transmission de ma vision de jeu et de la cohésion de groupe, par le biais de mon lead et de mon capitanat — une chose nouvelle pour moi — et le management de Robz ; plus Lyloun qui emmène sa vision de coach sur comment on doit fonctionner, avec l’ajout de joueurs tels que P4, Shiinka, Kaktus ou Mowwwgli qui l’a remplacé pour une question de fire power, ça permet d’obtenir une idée commune qu’on peut push jusqu’au bout.

Beaucoup de stabilité pour imposer une philosophie sur le long terme, donc…

On a toujours eu cet objectif de stabilité avec Robin. Hormis le changement d’Alphama pour des raisons stratégiques, les changements qu’on a vécu ont toujours été indépendants de notre volonté, comme le départ de UUNO pour G2. Aujourd’hui, je pense que seulement deux changements de joueurs en un an et demi est plus une preuve de stabilité que l’inverse.

Du coup, on se dit à l’année prochaine pour un quatrième sacre ?

Peut-être, sait-on jamais ! (Rires.)