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08/10/21
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Entretien avec risze

Vitality et ses rivalités, le nom de la prochaine pépite à suivre et les finales de Nacon 6 French League à venir : le Belge le plus adopté des Français sur la scène Rainbow Six Siege se confie.

Entretien avec risze

Entre la Saison 2 et la Saison 3 de la Nacon 6 French League, Vitality a complètement changé de visage, repartant sur une base d’équipe complètement française. Pour le mieux au vu des résultats et de ce qui est proposé en jeu non ?

Oui, premièrement pour l’ambiance : on avait une ambiance absolument désastreuse lors du projet international, qui provenait majoritairement de Fabian. C’est quelqu’un qui ne supportait pas l’échec, qui avait tendance à le retransmettre sur l’entièreté de son équipe quand cela arrivait et à perdre un peu de son sens critique et de sa rationalité. Donc on a vécu des moments très compliqués avec le projet international, qui ne se sont jamais reproduits avec le projet francophone. Selon moi, tu ne performeras jamais avec une équipe qui vit dans le stress et la peur de la critique permanente. Il faut un juste milieu, laisser les gens respirer. Il y a aussi eu un problème culturel qui ne se pose plus. Puisqu’entre français et belges, on a des cultures similaires, les mêmes délires, les mêmes blagues et on s’entend très bien en termes de cohésion. Entre ça et les visions de jeu qui s’accordent également mieux, tout cela fait qu’on a des meilleurs résultats aujourd’hui.

Un staff Rainbow Six Siege composé de Robz, Helbee et Lyloun, de préparateurs de la performance esportive à disposition, le Stade de France et la possibilité de côtoyer des joueurs professionnels d’autres esports : on peut dire que Vitality est une maison où il fait bon vivre ?

C’est un bon club, oui. Même s’il faut toujours faire la part des choses entre notre partie sur le jeu, et ce que la structure nous apporte. Par exemple : lorsqu’on est au bootcamp, on a accès à un coach sportif qui s’y connaît aussi en matière de nutrition, et c’est évidemment un gros plus pour améliorer son rythme de vie ; mais pour être très clair, nos préparateurs ne sont pas directement responsables de notre performance d’équipe, bien qu’ils soient responsables d’une partie de notre bien être individuel. Il fait donc relativement bon vivre chez Vitality. Ce n’est pas le Club Med, il y a une attente de résultats et de l’investissement qui y est lié, mais c’est aussi ce qui en fait un grand club.

La Team BDS était invaincu en R6FL depuis 14 rencontres (sa dernière défaite remontait au 9 septembre 2020 face à… Vitality) avant votre victoire sur elle lors du dernier playday de cette saison régulière ; le tout en vous emparant de la première place du classement. Alors que les finales approchent, on peut dire que vous êtes les mieux placés pour détrôner les actuels Rois de France cette année ?

Sur le papier, je pense que c’est une évidence. Si tu regardes du côté des autres participants de la ligue, il y a Heroic qui pourrait aussi y prétendre, mais qui a subi des changements et qui est un peu dans le mal avec sa bataille pour le maintien en European League. Sur la ligne de départ, nous sommes les mieux placés, parce que l’on connaît très bien BDS depuis longtemps et vice-versa. Après, ça reste de la compétition, donc tout peut se passer. On n’est pas à l’abri d’un DeathroW qui viendrait les détrôner. Les upsets, c’est aussi ce qui fait la beauté de l’esport.

On peut dire que le championnat français permet l’éclosion de pépites depuis son lancement. Après P4 et BlaZ dans la peau des meilleurs espoirs, ou Prime dans celle des révélations, qui sont les pseudos qui t’ont le plus marqué sur cette troisième saison et qu’il faudra suivre de près à l’avenir ?

De toute évidence Shoukri. Il a montré qu’il était capable, en Nacon 6 French League comme en European League, de performer décemment. Après, si je dois en citer plusieurs, je dirais l’ensemble des joueurs DeathroW, qui ont la capacité de construire quelque chose de cool. Ce sont des jeunes qui se la donnent et je pense que c’est le plus important pour grind. Ensuite, si je me tourne du côté des autres équipes, il y a également des bons joueurs chez Acend qui n’ont pas encore eu la possibilité d’exprimer tout leur potentiel. Peut-être par manque d’expérience ou trop de pression, mais je pense que ce sont des joueurs qu’il faudra surveiller.

Transition toute trouvée, DeathroW sera votre futur adversaire en demi-finales de la Nacon 6 French League, après avoir battu Acend ce mercredi soir. Tu avais une préférence pour l’une des deux formations ?

C’est dur à dire... Après avoir joué contre les deux équipes, je pense que — en jeu — on aurait pu imposer plus facilement notre domination face aux Acend, là où un match contre DeathroW sera plus intéressant, surtout après ce qu’ils ont fait contre nous lors de la saison régulière. Un match qu’on avait d’ailleurs apprécié disputer.

Tu es le dernier joueur ayant remporté la toute première édition de 6 French League — avec Giants Gaming — encore présent dans la ligue. Tu as à cœur d’aller de nouveau soulever le trophée ?

Bien sûr ! C’était un beau trophée, une belle LAN, avec encore du public à cette époque. Franchement, reprendre un nouveau titre ce ne serait pas de trop (rires.)