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26/11/19
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Pourquoi les 6 French Challengers vont changer la donne

Pourquoi les 6 French Challengers vont changer la donne

Incarnation même d’une seconde division e-sportive nationale sur Rainbow Six, les 6 French Challengers vont permettre à la scène tricolore de prendre encore plus de poids compétitivement parlant. Décryptage.

À l’heure où ces lignes émergent, la barre des 100 pseudos inscrits aux phases qualificatives des 6 French Challengers a déjà été franchie. Parmi eux figurent des joueurs ayant participé plus ou moins longtemps à la première saison de 6 French League, comme SETzz (ex-GameWard), Teoxys (ex-Oplon), ou encore Zephir (ex-MCES). On peut également y retrouver des noms qui étaient en Challenger League — l’antichambre de la Pro League — la saison passée, du côté de SYZYGY.

Et puis, il y a cette masse de joueurs inconnus du grand public. Ceux-là mêmes qui formeront peut-être le visage du Rainbow Six français de demain. À l’image de Walid, a.k.a hyrzuka, un joueur de 24 ans se préparant depuis de longs mois, via divers projets amateurs, à concourir pour une place en 6 French League. « Accéder à cette ligue a toujours été un objectif. Comme les premières entrées y ont été faites sans qualification, on attendait un moyen d’y entrer en jouant » confie-t-il. Voilà qu’aujourd’hui, cet objectif est là, à quelques mètres virtuels de lui. Et c’est une certitude : les 6 French Challengers vont changer la donne.

Parce qu’ils vont apporter des objectifs concrets aux joueurs qui souhaitent se professionnaliser

Jusqu’ici, les joueurs du subtop (le niveau amateur, voire semi-pro) de Rainbow Six ont toujours eu pour objectif immuable de participer aux qualifications très disputées de la Challenger League. Le circuit semi-professionnel dans lequel règne une féroce et sauvage concurrence, où chaque pays d’Europe envoie ses meilleures escouades et où il est bien souvent difficile de percer. Ses qualifiers se tenant seulement deux fois par an, il n’est pas nécessaire d’argumenter sur le fait que la marge d’erreur y est inexistante et la marche, elle, très haute à atteindre.

Ce qui est bien, avec les 6 French Challengers, c’est déjà - et en grande partie - qu’il existera désormais un palier supplémentaire et plus abordable à franchir pour les joueurs désireux de devenir des professionnels de Rainbow Six. Bien qu’ayant un futur niveau très relevé, la deuxième « division » française permettra aux pros en herbe de s’exercer à l’échelle nationale avant de viser l’Europe. De manière structurée, à leur rythme. Du subtop français vers le top niveau français, puis du subtop européen vers le top international.

Parce que le subtop français va progresser

Qui dit nouveaux objectifs, dit nouvelle concurrence. Qui dit concurrence, dit rivalité et entraînement en conséquence. Telle une locomotive géante, les 6 French Challengers vont pousser les joueurs français en quête de percée à redoubler d’efforts pour atteindre leurs buts. Ce qui sera forcément un levier quant au niveau général du Rainbow Six de l’Hexagone. Il n’y a qu’à voir les joueurs d’IziDream, pour certains inconnus au coup d’envoi d’une 6 French League qu’ils auront finalement clôturé par un podium et l’approbation des passionnés.

Outre la progression escomptée, c’est le cadre l’englobant qui comptera énormément. Par le passé, les compétitions françaises de Rainbow Six étaient ouvertes à tous les niveaux. Du joueur débutant à ceux qui écumaient déjà les Majors tels que le Six Invitational. Si sur le papier cela parait intéressant, on ne peut nier les limites qui s’en sont vite dégagées : le niveau professionnel n’a laissé que des miettes aux amateurs, et il est devenu très difficile pour ces derniers de se faire une place.

Aujourd’hui, avec les 6 French Challengers, ces mêmes joueurs pourront évoluer dans un cadre façonné pour eux, afin d’être mieux préparé au moment d’affronter les grands noms de la scène. « Les 6 French Challengers vont nous permettre de progresser, car ils vont nous faire jouer contre un grand pool d’équipes, avec des styles de jeux différents. Ça nous donne un objectif à court terme, ce qui motive à travailler d’autant plus dur et justifie notre emploi du temps chargé. Ils me font aussi me fixer des objectifs individuels rigoureux afin d’être au niveau lorsqu’ils arrivent », confirme ainsi Hyrzuka.

Parce que les talents de demain seront davantage mis en évidence

Fait indéniable : l’approvisionnement et le renouvellement de joueurs sur n’importe quelle scène e-sportive sont primordial. En lançant les 6 French Challengers, la France se dote d’un sérieux incubateur de talents. Puisqu’au-delà de progresser, les joueurs pourront surtout faire leurs preuves et sortir de leur couveuse, le moment venu. Que ce soit en équipe, ou individuellement, ils pourront se qualifier en 6 French League ou être détectés par de plus grosses équipes.

C’est d’ailleurs sur ce point que Walid pose le doigt : « Les 6 French Challengers vont me permettre de me faire repérer. Grâce à l’exposition qu’ils offrent, grâce aux retransmissions, mais aussi par le fait de jouer contre de bonnes équipes françaises. Comme cette étape permet d’accéder à la ligue reine française, beaucoup de regards sont tournés dessus ».

Une raison de plus de se donner à fond et de croire en ses rêves ? Oui. « Lorsque je suis arrivé sur le jeu, concourir au plus haut niveau français a très vite été un objectif et une envie. Étant un compétiteur, peu importe le temps que je devais y passer, je travaillerais jusqu’à l’atteindre », conclut le joueur rempli d’espoirs.

Christopher « Luzi » Lima